LE JOURNAL / Traumatismes & soutien

Après une agression physique ou sexuelle : où trouver de l’aide ?

Sécurité, soins, démarches : après une agression, tu peux avancer étape par étape, sans devoir tout décider ou tout raconter immédiatement.

Par Rollé Navy · Mis à jour le 15 octobre 2026 · Lecture : 3 minutes

Chemin éclairé dans une forêt
ActionVance / Unsplash

Après une agression physique ou sexuelle, il peut être difficile de savoir quoi faire, dans quel ordre et à qui parler. Tu peux te sentir paniqué, sidéré, en colère, ou ne rien ressentir sur le moment. Tu n’as pas à réagir d’une manière particulière pour être légitime à demander de l’aide. La première priorité est ta sécurité et ta santé, avant toute réservation de consultation.

Te mettre en sécurité et recevoir des soins

Si le danger est immédiat en France, appelle le 17 ou le 112. Pour une urgence médicale, appelle le 15. Si tu le peux, rejoins un lieu sûr et contacte une personne de confiance. Il n’est pas nécessaire d’avoir déjà décidé de porter plainte pour demander une aide médicale.

Après une agression sexuelle récente, consulte rapidement les urgences ou un service spécialisé : certains examens, prélèvements et traitements éventuels dépendent du délai. N’attends pas plusieurs jours un rendez-vous trouvé sur une plateforme. Le service pourra t’orienter selon ta situation et l’organisation locale, notamment vers une unité médico-judiciaire lorsque c’est indiqué.

Conserver ce qui peut aider, sans te culpabiliser

Si tu le peux, garde les messages, courriels, photographies et coordonnées de témoins. Les vêtements portés lors des faits peuvent également être utiles. Le ministère de l’Intérieur recommande un sac propre, de préférence en papier, pour les conserver sans les laver en attendant les consignes des professionnels.

Tu n’as pas à mener toi-même une enquête ni à te mettre en danger pour obtenir des preuves. Un professionnel peut t’expliquer les éléments utiles et la manière de les transmettre.

Soins et plainte : pas d’ordre unique imposé

Il est possible de porter plainte sans avoir obtenu préalablement un certificat médical. Les démarches médicales et judiciaires peuvent s’articuler ; leur ordre dépend notamment de l’urgence et de ta situation. Un certificat décrit des constatations et peut contribuer au dossier, mais ne prouve pas, à lui seul, toutes les circonstances des faits.

L’ITT désigne ici l’incapacité totale de travail au sens pénal. Elle concerne le retentissement sur les activités habituelles de la vie, et ne se confond pas avec un arrêt de travail salarié. Son évaluation relève d’un médecin : tu n’as pas à chiffrer toi-même la gravité de ce que tu as vécu.

Ne pas rester seul avec toutes les démarches

France Victimes, au 116 006, peut t’orienter vers une association et un accompagnement adapté. Un Point-justice peut aussi t’informer sur tes droits. Tu peux écrire tes questions avant un échange : « Qui peut m’accompagner ? », « Quels documents garder ? », « Que se passe-t-il ensuite ? » Tu peux demander des explications et avancer à ton rythme.

Après les besoins immédiats, un soutien peut aider à parler des répercussions sur le sommeil, les relations ou les émotions. Notre guide sur le premier rendez-vous explique comment commencer sans tout raconter. Tu peux également découvrir les accompagnements proposés, qui ne remplacent pas les soins urgents.

Sources et orientations : Service Public — Viol ; Ministère de l’Intérieur — Dépôt de plainte ; France Victimes.

Et si on en parlait ?

Au cabinet à Armentières pour une consultation individuelle ou de couple, ou à distance pour un accompagnement individuel : choisis le cadre qui te convient.

Rollé Navy · 11 rue de la Gare, 59280 Armentières
07 66 61 01 85 · contact@rollenavy.com

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