LE JOURNAL / Parentalité & famille

Je m’étais promis de ne pas reproduire cela avec mon enfant.

Tu t’entends prononcer une phrase de ton enfance, puis la culpabilité arrive. Comment comprendre ce moment et chercher une autre réponse ?

Par Rollé Navy · Mis à jour le 15 octobre 2026 · Lecture : 3 minutes

Un adulte et un enfant se tiennent la main
Nienke Burgers / Unsplash

Tu t’étais promis de ne jamais parler comme cela à ton enfant. Et puis, un soir de fatigue, la phrase est sortie. Ou le ton est monté plus vite que tu ne l’aurais voulu. Quelques minutes après, tu culpabilises : « Je deviens exactement le parent que je ne voulais pas être. » Ce moment mérite d’être regardé sérieusement, sans transformer une réaction en verdict sur toute ta personne.

Comprendre n’efface pas la responsabilité

La fatigue, la pression du quotidien et ce que tu as connu enfant peuvent influencer tes réactions. Les identifier permet de chercher des points d’action ; cela ne rend pas les cris ou les paroles humiliantes anodins. Ton enfant n’est pas responsable de ta tension, même lorsque son comportement est difficile à gérer.

Il n’existe pas de pourcentage universel de parents condamnés à reproduire leur histoire. Une réaction qui revient est un signal pour demander du soutien et travailler autrement, pas la preuve que rien ne peut changer. Tu peux aimer profondément ton enfant et avoir besoin d’aide dans ta manière de traverser certaines situations.

Revenir vers lui sans lui demander de te rassurer

Quand tu as retrouvé assez de calme, tu peux nommer ce qui s’est passé avec des mots adaptés à son âge : « J’ai crié. Ce n’était pas une bonne manière de te parler. Je vais chercher comment faire autrement. » Évite d’ajouter un « mais tu m’as poussé à bout » qui lui renverrait la responsabilité.

Tu peux ensuite écouter ce qu’il souhaite exprimer, sans exiger immédiatement un câlin ou son pardon. Réparer le lien n’oblige pas à renoncer à toute règle : tu peux maintenir une limite tout en changeant la façon de l’expliquer et de l’appliquer.

Choisir une situation à travailler

Plutôt que de te promettre « je ne m’énerverai plus jamais », repère un moment récurrent : le départ du matin, les devoirs, les écrans ou le coucher. Qu’est-ce qui rend ce moment difficile ? Que pourrais-tu préparer autrement ? Quel relais est réellement disponible ?

  • Noter ce qui précède la montée de tension.
  • Prévoir une phrase courte pour annoncer une pause.
  • Chercher un relais adapté si tu te sens dépassé.

Une pause suppose toujours que l’enfant reste en sécurité, selon son âge et ses besoins. Si tu crains de lui faire du mal, mets-le en sécurité et demande une aide immédiate. N’attends pas le prochain rendez-vous habituel pour signaler ce risque.

Consulter pour sortir de l’isolement

Un accompagnement peut permettre d’examiner tes réactions, tes attentes et les ressources de la famille. Les besoins propres de l’enfant peuvent aussi justifier une orientation spécialisée. L’idée n’est pas de trouver un responsable unique, mais de construire un cadre plus protecteur et plus vivable.

Tu peux préparer la première rencontre avec un exemple précis, sans raconter toute ton enfance. Notre guide sur le premier rendez-vous t’explique comment commencer. Si tu reconnais surtout la sensation d’être rapidement débordé, lis aussi l’article sur les émotions qui prennent toute la place.

Pour approfondir : UNICEF — Parentalité et stress.

Et si on en parlait ?

Au cabinet à Armentières pour une consultation individuelle ou de couple, ou à distance pour un accompagnement individuel : choisis le cadre qui te convient.

Rollé Navy · 11 rue de la Gare, 59280 Armentières
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