LE JOURNAL / Comprendre son vécu

Je comprends ce qui m’arrive : pourquoi est-ce encore douloureux ?

Tu sais que l’événement est passé, pourtant une image ou une sensation revient. Comprendre et se sentir apaisé ne progressent pas toujours au même rythme.

Par Rollé Navy · Mis à jour le 15 octobre 2026 · Lecture : 3 minutes

Chemin éclairé dans une forêt
ActionVance / Unsplash

« Je sais très bien que c’est terminé. Alors pourquoi est-ce que je réagis encore comme ça ? » Tu as compris ce qui s’est passé, tu sais parfois même l’expliquer aux autres. Pourtant, une discussion, une date ou un endroit suffisent à réveiller une émotion. Comprendre sans parvenir à s’apaiser peut donner l’impression de tourner en rond.

Cette difficulté ne prouve ni un manque de volonté ni un échec personnel. Mettre des mots sur une situation est précieux, mais ce n’est pas toujours suffisant pour changer immédiatement ce que tu ressens au quotidien.

Une explication n’est pas un interrupteur

Tu peux savoir qu’un danger est passé et avoir encore besoin de temps ou de soutien pour retrouver de la sécurité. Des pensées, des sensations et des habitudes de protection peuvent persister après une expérience éprouvante. Leur présence ne permet toutefois pas, à elle seule, de poser un diagnostic de stress post-traumatique.

Plutôt que de te demander « Pourquoi je n’y arrive pas ? », essaie une question plus précise : « Qu’est-ce qui se produit, aujourd’hui, quand je suis confronté à ce rappel ? » On passe ainsi d’un jugement sur toi à une situation observable, sur laquelle il devient possible de réfléchir.

Passer du grand problème à une scène concrète

« Je ne me sens jamais bien » décrit une souffrance réelle, mais laisse peu de prises. « Le soir, quand je suis seul, une image revient et je vérifie plusieurs fois la porte » raconte quelque chose de plus précis. Tu n’as pas à trouver toi-même l’explication : décrire ce que tu observes est déjà utile.

Pas de date limite pour demander de l’aide

Il n’existe pas de règle selon laquelle un souvenir non « traité » en trois jours serait fixé pour toujours. Les trajectoires sont différentes et une aide peut être envisagée longtemps après les faits. À l’inverse, tu n’as pas à attendre des années pour parler de ce qui te pèse.

L’accompagnement commence par une évaluation : ton vécu actuel, les conséquences sur ton sommeil ou tes relations, tes ressources et tes besoins. Tu peux poser tes limites sur ce que tu racontes. Le premier entretien n’exige pas de revivre toute l’histoire en détail.

Choisir un travail adapté à ta situation

Selon les difficultés identifiées, plusieurs formes de soutien peuvent être discutées. Certaines psychothérapies disposent de recommandations spécifiques pour le trouble de stress post-traumatique, notamment des thérapies centrées sur le traumatisme. Le choix dépend du contexte, de la formation du professionnel et de tes préférences.

Chez Thérapie Flandre Lys, Rollé Navy propose des thérapies brèves et un travail avec les MAP et son approche FAST. Ces approches sont à distinguer du protocole EMDR. Tu peux comprendre leurs différences et consulter le déroulement d’un accompagnement en visio avant de décider.

Source et repères

Les recommandations NICE sur le stress post-traumatique détaillent l’évaluation et les traitements recommandés. Elles concernent des indications précises et ne valident pas automatiquement toute approche inspirée de ces traitements.

Et si on en parlait ?

Au cabinet à Armentières pour une consultation individuelle ou de couple, ou à distance pour un accompagnement individuel : choisis le cadre qui te convient.

Rollé Navy · 11 rue de la Gare, 59280 Armentières
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